Des programmes scientifiques tentaculaires basés sur la technologie nucléaire…

0
515

Des programmes scientifiques tentaculaires basés sur la technologie nucléaire…

Il s’agit des secteurs de :

la santé, l’eau, l’environnement, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, élargis à d’autres domaines transverses, telles la formation professionnelle, la recherche scientifique, la sûreté et la sécurité nucléaire.
À noter que les technologies nucléaires seules peuvent apporter des solutions et des réponses efficaces à des problématiques spécifiques, inaccessibles par les outils conventionnels.
Pour l’identification de nos secteurs d’intervention, nous nous sommes basé sur les orientations nationales de recherche, notamment les huit programmes prioritaires adoptés par le comité interministériel de développement de la recherche scientifique et technologique, les programmes nationaux de développement sectoriel (eau, santé, agriculture, environnement, industrie, énergie) et le benchmark international pour identifier les thématiques et problématiques d’actualité où l’outil nucléaire a un rôle à jouer.
Pour chaque secteur d’intervention, nous avons mis en place un programme dédié en partenariat avec les principaux acteurs concernés.
Pour le secteur de la santé, le CNESTEN mène trois programmes.
Le premier concerne la production, par le réacteur de recherche du Centre d’études nucléaires de la Maamora (CENM), de radio-pharmaceutiques avec l’objectif d’assurer à terme l’indépendance stratégique du pays en ce qui concerne ceux les plus utilisés en médecine nucléaire au niveau national (Iode 131 et Technétium 99).
La Nutrition est le second programme dans lequel nous contribuons à l’étude de problématiques liées à l’alimentation humaine en relation avec les autorités nationales concernées.
L’utilisation de l’outil nucléaire dans la recherche en cancérologie, maladies infectieuses, endocrinologie, pharmacologie et toxicologie constitue notre troisième programme dans le secteur de la santé.
Dans le domaine de l’eau, grâce aux outils isotopiques et nucléaires que nous déployons pour évaluer le taux de renouvellement des aquifères, l’origine de la salinisation des eaux souterraines, la quantifier et la détermination de l’origine de la pollution et la datation des eaux souterraines, nous avons pu bâtir un partenariat solide avec la Direction générale de l’hydraulique et les Agences de bassins.
Concernant l’environnement, la valorisation et la préservation des ressources naturelles, le CNESTEN, en partenariat avec les départements et les instituts de recherche concernés et les opérateurs publics et privés, développe les techniques nucléaires avancées, notamment l’analyse et la caractérisation de divers échantillons par les neutrons produits par le réacteur de recherche du centre.
Ces projets concernent la caractérisation des matériaux géologiques et miniers, notamment les phosphates, l’évaluation et la caractérisation des contaminants dans différents milieux et l’impact des pratiques phytosanitaires au sein des principaux systèmes de cultures, la contribution à l’étude de l’état de salubrité des écosystèmes côtiers (lagunes et estuaires), des processus qui régissent le transfert des polluants dans le littoral marocain ainsi que le développement d’une approche intégrée pour l’étude de la dégradation des sols agricoles et l’efficience des aménagements agraires.
Dans le secteur de l’industrie, les interventions de notre centre portent sur trois axes majeurs, à savoir la formation et la certification en contrôle non destructif (CND) et où il est le seul centre du genre au niveau national, les contrôles de sécurité et d’intégrité, par les CND des installations, des équipements et des process industriels au moyen de traceurs radioactifs et de techniques de scan en vue d’identifier les dysfonctionnements éventuels et d’améliorer les rendements des unités industrielles tels que les réacteurs chimiques, les colonnes de distillation pétrochimique… Dans ce secteur, le CNESTEN réalise, également, des expertises en CND pour différentes industries nationales.
L’étude de la structure la matière, particulièrement la R&D sur les matériaux utilisés en énergétique, la microélectronique et les biomatériaux par l’étude des propriétés physicochimiques des matériaux en vue de proposer de nouveaux composés plus performants pour les applications ciblées et les matériaux semi-conducteurs à conversion photovoltaïque.
Dans le cadre de partenariat national et de consortium international, les équipes du CNESTEN mènent des projets de recherche sur les matériaux et l’utilisation de l’énergie solaire pour la production de l’énergie et le dessalement des eaux saumâtres et y participent.
En tant qu’établissement de recherche, le CNESTEN veille à la qualité scientifique de ses projets, qui font l’objet, annuellement, d’une soixantaine de publications scientifiques dans des revues spécialisées et reconnues, et d’autant de communications dans des congrès et conférences tant au niveau national qu’international.
En phase avec ses orientations stratégiques, le CNESTEN a axé ses programmes de coopération en priorité en direction de l’université nationale, par des conventions de coopération et la création d’unités mixtes de recherches intervenantes dans la majorité des thématiques d’activités du Centre.
Ce dernier assure, également, l’encadrement et la formation d‘une centaine de doctorants et masters.
En direction des opérateurs socioéconomiques et des centres de recherche sectoriels, le CNESTEN a développé plusieurs partenariats concrétisés en majorité par des conventions-cadres avec les organismes intéressés.
Au niveau de la coopération multilatérale, le CNESTEN a bâti et renforcé son partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Organisation mondiale de la Santé, la Commission européenne, etc.
Sur le plan bilatéral, le CNESTEN entretient des liens de coopérations avec plusieurs pays, notamment les États-Unis d’Amérique, la France, la Belgique, l’Espagne, la Hongrie, la Slovénie, la Corée du Sud, la Malaisie à travers des conventions avec les départements et institutions de recherche dans ces pays.
Grâce aux compétences et à l’expertise développées, le centre est reconnu par l’AIEA en tant que centre d’excellence dans les domaines de l’hydrologie isotopique, la radioprotection, la nutrition et la sûreté & sécurité nucléaire & radiologique.
Dans ce cadre, le CNESTEN fournit des services d’expertise, une quarantaine par an, et d’analyse dans divers domaines de son intervention aux pays africains et du Moyen- Orient.
Il reçoit, annuellement, des dizaines de professionnels de ces pays en formation pour des périodes allant jusqu’à six mois.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE