Les parcs industriels de la CFICM sur les chapeaux de roues Infrastructures

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Les parcs industriels de la CFICM ,Infrastructures
Le Parc industriel Bouskoura affiche déjà complet.
Celui d’Ouled Salah est à peu près à 90% d’occupation.
La commercialisation du Parc industriel de Settat est déjà lancée au moment le parc de Berrechid attend encore.
L’heure est au bilan pour les parcs industriels de la Chambre française de Commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).
Laquelle a maintenant pignon sur rue, au vu de la longueur et de la complexité des opérations d’aménagement d’une zone industrielle au Maroc.
Comme nous l’a expliqué Mounir Benyahya, directeur chargé des Parcs industriels, l’exercice n’est pas aussi si simple que cela, pris entre la lourdeur des procédures administratives et les contraintes du montage financier.
Quoi qu’il en soit, le bilan s’avère très encourageant pour cette formule d’offre locative complète, se réjouitil.
C’est ce qui explique d’ailleurs cette stratégie d’essaimage avec les nouvelles zones de Settat et Berchid.
Pionnier en la matière, le Parc industriel Bouskoura affiche déjà complet.
Ce projet pilote à vocation multisectorielle a enregistré le taux de valorisation le plus élevé au niveau national avec 98%, développe Mounir.
Doté d’un investissement initial de 84 millions de dirhams, dont 45% de capitaux étrangers, ce parc industriel géré et sécurisé par SOGEPIB S.A (Société de Gestion et d’Exploitation du Parc Industriel de Bouskoura) a permis la création de 5.000 postes d’emploi valeur aujourd’hui.
La viabilisation du site via la qualité des infrastructures et superstructures de service mises à disposition a fait que l’aménageur s’est lancé dans une opération d’extension avec le parc industriel Ouled Salah.
Ce dernier à peine lancé en 2011 a réalisé un succès remarquable.
Selon Benyahya, la commercialisation des terrains s’est faite en un temps record, soit un taux d’occupation de 95%.
Il en est de même pour les bâtiments dont le taux de commercialisation s’est élevé à 90%.
La duplication du modèle semble avoir donné ses fruits avec un taux de valorisation de 52%.
Pour rappel, le parc d’Ouled Salah s’étend sur une superficie de 32 hectares bruts répartis entre 121 lots industriels locatifs, dont 25.000m² de bâtiments industriels à usage locatif et 3.000m² de bâtiments de services.
Le coût de l’investissement s’élève à 191 millions de dirhams plus une prise en charge de l’hors site à hauteur de 12 millions de dirhams par l’État.
Ces deux projets montrent la maîtrise de la fonction d’accueil et la pertinence des choix de détermination du périmètre d’intervention de l’aménageur.

Parc industriel de Settat

Et voici que l’on assiste à la duplication du modèle type à Settat.
Benyahya souligne à ce titre la volonté franco-marocaine d’essaimage des parcs industriels nouvelle

‘‘Les projets montrent la maîtrise de la fonction d’accueil et la pertinence des choix de détermination du périmètre d’intervention de l’aménageur’’

génération aux autres régions du Royaume comme cela a été annoncé lors de la 10éme réunion de haut niveau en juillet 2010.
Lancés en 2011, l’étude de marché et le montage financier du Parc industriel de Settat, géré et sécurisé par la société Settapark, ne laissent aucun doute sur l’attractivité de la région et la convenance des fonctions remplies par la nouvelle zone.
De l’avis du haut responsable, cette plateforme d’accueil aura certainement des «retombées socioéconomiques considérables sur la région» aussi bien au niveau des finances locales qu’à celui des créations d’emplois.
A terme la zone connaîtra l’installation de 85 entreprises industrielles, un bassin d’emploi en mesure de générer pas moins de 7.000 postes dont 3.000 emplois indirects.
Côté financier avec l’injection de 1 milliard de dirhams comme investissement, dont la moitié en IDE (investissements directs étrangers), les caisses de la commune seront renflouées à travers les taxes payées et les dividendes perçus étant donné que celle-ci détient des parts dans le capital de la société gestionnaire.
Le projet sera réalisé sur un terrain de 20 hectares comprenant 85 lots locatifs avec un emplacement géographique à proximité de la gare ferroviaire et aux abords de la route nationale Settat-Marrakech.
Les tarifs de location seront de l’ordre de 60 dirhams le m² par année en moyenne.
Les coûts de réalisation du Parc industriel s’élèvent à 95 millions de dirhams avec une subvention de l’État marocain à hauteur de 21 millions de dirhams.
Les travaux de démarrage ont débuté en décembre 2013 pour une livraison prévue le mois de septembre prochain.

Berrechid : premier parc écologique en Afrique du Nord Autre projet et autre approche, le Parc industriel de Berrechid géré par la société EcoParc.

S’inscrivant dans la démarche de la qualité environnementale des constructions, il se veut être le premier parc écologique disposant du Label HQE en Afrique du Nord, selon Benyahya.
Avec un investissement de près de 222 millions de dirhams, le projet sera réalisé sur un terrain de 61 hectares composé de 185 lots industriels.
Il est situé sur la route 318 vers Had Soualem à 5km de Berrechid et à 9 km de l’Autoroute reliant Casablanca et Marrakech.
L’aménageur vise l’implantation de 185 entreprises industrielles drainant pas moins de 3 milliards de dirhams d’investissements, dont la moitié en IDE.
Par effet d’éviction, les créations d’emplois attendues s’élèvent à 12.000 dont 4.000 emplois indirects.
À noter enfin que le projet dont la convention de partenariat public-privé a été signée le 12-12-2012 attend toujours la finalisation de l’acquisition et la libération des terrains.
À en croire Benyahya, si les procédures vont bon train le coup d’envoi des travaux sera donné fin 2014.

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