Recherche et développement au cœur de la stratégie de l’ESITH

0
1349

esith

L’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH) dispose d’un pôle dédié à la Recherche & Développement. Un volet qui a pour objet de d’accompagner les industries et de contribuer à l’évolution du secteur, comme nous l’explique Omar Cherkaoui, Directeur R&D de l’ESITH.

IDM : L’ESITH accorde une attention particulière au volet recherche et développement. Pourriez-vous nous en dire plus ?

OC : L’ESITH est une plateforme qui a les compétences, les outils et les équipements nécessaires pour accompagner le tissu industriel et l’aider être compétitif et à innover ses produits et ainsi ses procédés. D’où la création d’un département de recherche et développement composé se deux centre : REMTEX et CELOG. L’objectif principal de REMTEX est de développer une recherche à la fois pointue, créative et appliquée.Son choix de recherche sur les matériaux avancés le positionne dans une interface de collaboration avec d’autres industries qui cherchent à utiliser la fibre textile comme renfort et pour développer de nouveaux produits.

Le CELOG a pour mission d’être une référence marocaine dans le développement d’outils d’aide à la décision pour la conception et la gestion de réseaux logistiques. Ces réseaux incluent l’ensemble des entreprises et unités d’affaires intervenant dans l’approvisionnement, la production et la distribution d’un produit donné pour un marché donné. Par ailleurs, l’ESITH organise tous les deux ans une conférence internationale sur les textiles intelligents et la mass customisation ITMC pour attirer les chercheurs des cinq continents, de diverses branches et disciplines liées à l’industrie textile et à la logistique. Cette approche interdisciplinaire est essentielle pour maximiser le potentiel et le développement de matériaux textiles pour diverses applications. Cette année, la Conférence ITMC aura lieu à Casablanca et Marrakech, le 4, 5 et 6 Novembre 2015 (ESITH, Maroc).

IDM : Pourriez-vous nous parlez du projet TEMPUS ? Quels en sont les enjeux et les objectifs ?

OC : Le programme TEMPUS a pour objectif de renforcer le développement des formations en logistique au Maroc par le biais d’une cellule de veille logistique et de plateformes d’études et de recherche en logistique (CVL-PERL). La CVL est un outil de veille dressant une cartographie au profit du secteur en termes d’emplois, de compétences, de formations, de recherche, d’usages, de projets et d’acteurs. Tandis que les PERLs sont des centres au niveau universitaire unissant des compétences et des moyens disponibles en matière d’études et de recherche en logistique et constituant des lieux régionaux et spécialisés, permettant de déployer une excellence et une expertise en logistique de niveau international et stratégique pour l’économie nationale.

En effet, trois plateformes ont été créées : Plateformes d’Excellence en Logistique régionales, spécialisées en logistique industrielle (PEL-Centre), Logistique agroalimentaire (PEL-Sud), en Logistique portuaire (PEL-Nord).

IDM : Qui sont vos partenaires au niveau international en matière de recherche et développement ?

OC : L’ESITH a développé des relations solides avec des partenaires à l’échelle nationale et internationale. Les partenariats à l’international ont été établis avec des écoles d’ingénieurs, des universités et des centres des recherches pour former des nouvelles compétences  et hausser la recherche à travers des projets de recherche. L’ESITH est aussi membre de l’association des universités européennes de textile (AUTEX). Parmi nos partenaires à l’étranger figurent l’Université Laval (Canada), le Groupe CTT Group (Canada), l’Université de Minho (Portugal), l’Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis UVHC (France), l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand (France), l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud Alsace (France), l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (France), l’Université de Gand UGENT (Belgique), l’Université Polytechnique et Economique de Budapest (Hongrie), l’Université EGE (Turquie), l’Université Technique d’Istanbul (Turquie) et l’Université de Shinshu (Japon).

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY