Les Câbleries du Maroc, Le fleuron de l’industrie s’envole vers l’aéronautique

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Les Câbleries du Maroc, l’aéronautique
Bâtiment, automotive, manutention, industries aérospatiale et militaire, pétrole, réseaux d’énergie, infrastructures ferroviaires…
Les produits des Câbleries du Maroc sont utilisés partout.
La société fait office d’un généraliste dans ce domaine.
Un avantage concurrentiel qui lui a permis de se tailler une place de choix sur le marché national et international.
Retour sur cette success-story familiale qui a vu le jour en 1960.

Les Câbleries du Maroc, vous la connaissez certainement ?

C’est une société industrielle marocaine.
Comme sa dénomination sociale laisse entendre, elle est spécialisée dans le câblage.
Ayant vu le jour en 1960, elle n’a cessé de se développer depuis, au point qu’elle est devenue un opérateur de premier choix, non seulement au Maroc, mais également à l’international.
Un positionnement qui n’est pas fortuit, puisque c’est le résultat de plusieurs années de réflexion et d’action.
Pour s’en convaincre, il suffit de voir là où la société a démarré et sa place actuelle.
Son fondateur n’est autre que le père de son actuel Directeur Général, Youssef Tagmouti, qui est d’ailleurs très connu vu qu’il est à la tête, depuis plusieurs années, de la FENELEC (Fédération Nationale de l’Electricité et de l’Electronique au Maroc).
Les Câbleries du Maroc est née à la Gironde, à Casablanca.
C’était au début un atelier qui s’étalait sur 200 m², bien loin des 75000 m² couverts qu’elle occupe actuellement au niveau de toutes ses unités.
Autant dire le pas de géant accompli par la société après 64 années d’existence.
Les Câbleries du Maroc dispose actuellement de 7 unités industrielles, dont 5 à Casablanca et 2 à Mohammedia.
Son unité de Tit Mellil est à 100% robotisée, et n’emploie que 10 ingénieurs qui veillent sur le bon fonctionnement des machines.

Et ce n’est pas tout.

Une huitième unité est en cours de construction.

Le secteur ?

Celui des câbles destinés à l’aéronautique.
Nécessitant un investissement de 200 millions de dirhams, cette nouvelle unité sera opérationnelle mi-2015 à Nouaceur et créera une centaine de postes d’emplois.
Une approche d’expansion que la société a adoptée depuis sa fondation.
Revenons un peu en arrière pour comprendre davantage.
Après les câbles domestiques basiques, la société a en effet lancé, en 1968, des câbles domestiques allant jusqu’à 500 volts.
Quatre ans plus tard, elle a mis sur le marché des câbles industriels basse tension jusqu’à 1 KV.
En 1975, elle s’est lancée dans les fils émaillés pour moteurs, et ce, avant de commencer la fabrication de câbles moyenne tension jusqu’à 36 KV, de câbles haute tension de plusieurs catégories, de câbles spéciaux, de câbles en fibre optique et de câbles automobiles.
Résultat des courses, les Câbleries du Maroc est actuellement considérée comme un généraliste sur le marché marocain.
Elle est pratiquement la seule entreprise en mesure de répondre à la plupart des besoins du marché.

Est-ce un bon choix ?

Youssef Tagmouti ne peut que répondre par l’affirmative.
Bien plus, ce choix a doté la société d’un avantage concurrentiel lui permettant de se démarquer de l’offre disponible sur le marché.
« Nous faisons office d’un one stop shop.
Nos clients peuvent s’approvisionner en différentes sortes de câbles auprès de notre société.
Elles peuvent ainsi économiser plusieurs coûts et bénéficier de réductions importantes », se réjouit notre interlocuteur.
Un autre point fort de la société de la famille Tagmouti est la Recherche & Développement.
« Tout au long de notre expansion, nous avons fait appel à nos compétences internes pour le lancement de nouveaux produits.
L’innovation est une culture bien ancrée dans notre entreprise.
Ce n’est pas seulement notre structure dédiée, composée de 6 personnes, qui travaille sur ce volet, mais c’est pratiquement toute l’entreprise », précise Tagmouti.
En effet, tous les salariés sont mis à contribution, à travers plusieurs outils et techniques de motivation qui ont déjà fait leurs preuves : réunions, brainstorming, boîte à propositions… « Nous ratissons large pour rester compétitifs », indique-t-il.

Et les brevets ?

La société ne dispose d’aucun, et ce, pour la bonne et simple raison que les innovations dans l’activité des câbleries ne sont pratiquement pas brevetables.
La société préfère, pour faire valoir son image et la qualité de ses produits et procédés, plutôt les certifications. « Nous en avons plusieurs », lance non sans fierté le patron des Câbleries du Maroc.
La société a obtenu plusieurs certifications ISO dans différents domaines, dont le sociétal, ou encore la certification OHSAS relative au Système de Management de la Santé-Sécurité au travail, et bien d’autres certifications.
La société emploie actuellement 700 personnes et pèse 600 millions de dirhams.
25% de l’activité est destinée à l’export.
Au total, 60% de son chiffre d’affaires est en provenance de l’Afrique, 30% du Moyen-Orient et 10% d’autres continents, dont l’Amérique.
Les Câbleries du Maroc est présente actuellement dans plus de 42 pays dans le monde.
Mais son intérêt pout l’Afrique n’est plus un secret pour personne.
« Nous sommes en train d’élaborer une vision industrielle ambitieuse pour notre développement en Afrique.
Nous sommes déterminés à faire de notre société un opérateur de référence dans l’Afrique subsaharienne, notamment dans les pays francophones », précise notre interlocuteur.

Concrètement ?

Youssef Tagmouti préfère garde le silence.

Sa réponse :

« Nous en parlerons après.
Nous n’attendons que certains changements dans la politique économique de certains pays.
Des changements qui sont de nature à nous faciliter la tâche.
En tout cas, c’est un grand projet qui nous tient à cœur ».
Qui vivra verra !

Processus de fabrication du câble

Le cuivre arrive de la fonderie aux usines dans de grandes bobines de 5 tonnes.
Ce cuivre de 8 mm de diamètre est appelé techniquement «fil machine ».

Il passe par la suite par les étapes suivantes :

Le tréfilage :

Il consiste à réduire le diamètre du fil de cuivre de manière progressive, grâce à la déformation plastique du cuivre, jusqu’au diamètre final, afin d’augmenter sa ductilité et sa conductivité.
A la sortie de la tréfileuse, tous les fils sont soumis à un traitement thermique appelé « recuisons », avant qu’ils ne soient enroulés sur des bobines métalliques.

Le câblage «métallurgique» :

Après le tréfilage, les fils de cuivre recuit obtenus sont regroupés afin de former les conducteurs.
Ce processus s’appelle câblage.

L’isolation :

Tous les conducteurs électriques ont besoin d’une gaine isolante pour éviter les éventuels accidents

Le câblage «assemblage» :

Cette opération consiste à regrouper plusieurs conducteurs isolés pour former le noyau câble.

La couverture extérieure de plastique :

C’est l’ultime recouvrement appliqué au câble pour le protéger de n’importe quelle agression extérieure.
Il s’agit d’une couche imperméable, qui évite la pénétration d’humidité et d’autres facteurs qui altéreraient les propriétés électriques du câble.

Le contrôle qualité :

Durant tout le procédé de fabrication, un contrôle est effectué afin d’assurer la qualité et le suivi du produit.
Le câble est ainsi prêt pour son expédition dans n’importe quel pays du monde.

Les Câbleries du Maroc, 64 ans d’expansion

  • 1960 : Création de la société
  • 1976 : Agrandissement de l’unité de fabrication
  • 1981 : Démarrage de l’export
  • 1990 : Investissement dans une nouvelle unité de câbles de communication a Mohammedia
  • 1992 : Agrandissement de l’unité se fabrication PEG 2
  • 2001 : Lancement d’une gestion intégrée de l’entreprise ISO 9001
  • 2006 : Lancement d’un plan de sécurité hygiène et santé selon OHSAS 18001
  • 2007 : Projet d’une unité de câbles en fibres optiques
  • 2009 : Projet d’une unité de câble automobile
  • 2014 : Projet d’une unité de câble aéronautique

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