Les entreprises ont été appelées à accorder une attention capitale à la sécurité routière tout au long de leur chaîne logistique et de transport lors de la 4è Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière.

L’évènement qui s’est poursuivi jusqu’au 20 février à Marrakech a notamment eu pour vocation de mettre en relief l’impact des accidents de la route sur les performances opérationnelle des opérateurs économiques.

A ce propos, le ministre chilien des Transports et des Télécommunications, a fait savoir que le secteur privé, qui représente plus de 50% de l’activité économique mondiale, est “lié à environ 400.000 décès dus aux accidents de la route chaque année”.
Juan Carlos Muñoz a ainsi mis l’accent sur “l’impératif de soutenir et d’inciter les entreprises à agir”.

Et d’ajouter que les accidents de la route coûtent à la plupart des pays environ 3 % de leur produit intérieur brut, sachant que les pays à revenu faible et intermédiaire représentent 92 % des décès mondiaux dus aux accidents de la route.
Une situation dramatique alors qu’ils ne possèdent qu’environ 60 % des véhicules à l’échelle mondiale.

A cet égard, il a appelé l’ensemble des acteurs économiques à intégrer le volet de la sécurité routière dans les différentes étapes de la chaine de valeur, pour réduire de 50 % le nombre des décès et des blessures graves sur les routes.

Pour sa part, le directeur du pôle transports à la Banque mondiale a fait savoir que la sécurité routière est une responsabilité collective, notant la nécessité de coopérer entre les différents acteurs pour remédier à ce fléau.

Il est crucial, selon Nicolas Peltier-Thiberge, de réfléchir à des politiques à même d’intensifier la coordination et la coopération entre l’ensemble des intervenants dans ce domaine, mettant en relief l’importance de la sensibilisation et de l’éducation aux mesures de précaution à prendre pour garantir une meilleure sécurité routière.

Par ailleurs, M. Thiberge a inssité sur la nécessité d’accroître le financement dans le domaine de la sécurité routière, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, citant dans ce cadre le rôle essentiel des banques multilatérales de développement en la matière.

S’agissant des initiatives de la Banque mondiale visant à améliorer la sécurité routière, il a précisé que le Fonds mondial pour la sécurité routière leur apporte des ressources financières, de l’expertise et de l’assistance technique.

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