Une secousse tellurique d’une magnitude de 5,2 sur l’échelle de Richter a été enregistrée dans la soirée du lundi 11 février dans la province de Ouezzane Dans une déclaration exclusive pour Industrie du Maroc Magazine, Nasser Jabour, Directeur de l’Institut National de Géophysique, a apporté des précisions sur cet événement, ses causes et ses impacts.

Une secousse isolée sans répliques

Selon l’expert, la secousse enregistrée était due à un séisme local, sans libération importante de pression tectonique. « Il s’agit d’un séisme isolé, qui n’a pas été suivi de réponses », a-t-il expliqué. L’épicentre du tremblement de terre se situe dans une zone de contact entre la plaine du Gharb et la chaîne montagneuse du Rif oriental. Cette région est connue pour son activité sismique, bien qu’elle ait connu une accalmie ces derniers temps. « Nous assistons à un retour à une activité normale, avec des secousses occasionnelles », précise Jabour.

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Des effets ressentis sur une large zone

Si la secousse n’a pas provoqué de dégâts matériels majeurs, elle a néanmoins été ressentie sur un large périmètre, atteignant des villes comme Taza au nord, Casablanca et El Jadida au sud. Cette grande propagation s’explique par la profondeur du séisme, estimée à 20 km. « À cette profondeur, l’onde sismique se diffuse sur une vaste région », détaille Jabour.

Un contexte de légère augmentation de l’activité sismique

Sur le plan global, l’activité sismique montre une augmentation relative mais non alarmante. « Nous constatons une légère hausse de l’activité sismique, de l’ordre de 10 à 15 % sur l’année écoulée », indique le spécialiste. Il souligne toutefois que cette augmentation reste dans les limites normales et qu’aucun signe avant-coureur d’un séisme de grande ampleur n’a été détecté.

Faut-il s’attendre à d’autres secousses ?

À la question de savoir si d’autres séismes pourraient survenir prochainement, Nasser Jabour reste prudent : « À ce stade, nous ne disposons d’aucun indicateur annonçant une secousse imminente. Les séismes restent des phénomènes imprévisibles en termes de timing et d’intensité. » Il rappelle néanmoins que les zones sismiques du Maroc, notamment après le séisme d’Al Haouz, connaissent un réajustement des failles tectoniques.

Une vigilance permanente

L’Institut National de Géophysique assure une surveillance continue grâce à un réseau national de surveillance sismique. « Notre suivi en temps réel ne révèle aucun signal inquiétant à ce jour », rassure Jabour. En l’absence de réponses depuis la secousse de la veille, la situation est jugée stable.

Ce tremblement de terre rappelle néanmoins la nécessité d’une vigilance constante face aux risques sismiques, et l’importance de renforcer la sensibilisation et la préparation face à de tels phénomènes naturels.

Rachid Mahmoudi 

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