FAMACOLOR : Un acteur industriel engagé pour la promotion du « Made in Morocco »

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Sous l’impulsion éclairée de Sa Majesté Mohammed VI, le Royaume du Maroc a fait du développement durable un vrai projet de société et un nouveau modèle de développement. C’est dans cette logique que s’est inscrit FAMACOLOR qui a lancé Casa-Fibre, son unité de recyclage en 2017.

Pionnière parmi les entreprises marocaines à répondre à l’appel de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI à la COP 22, FAMACOLOR créé en 2017, la première unité de recyclage et de valorisation des déchets plastiques PET locaux pour la production de la Fibre de Polyester discontinue de rembourrage.

Cette unité industrielle performante basée à Berrechid, et dont la marque est CASA FIBRE, est une vraie fierté nationale dans le secteur de l’industrie, et ce, grâce à son équipement de haute technologie, son système de traçabilité fiable, sa capacité de production de plus de 15 000 Tonnes (T)de Fibre de Polyester discontinue, son système de production basé sur une démarche d’amélioration continue, son contrôle de qualité rigoureux, sa superficie de stockage de plus de 3000 m2, sa logistique maîtrisée qui permet la livraison de marchandises dans toutes les régions du Maroc.

Consolidation et renforcement de l’économie circulaire marocaine

FAMACOLOR, sur le plan environnemental, participe à la préservation de l’environnement grâce à son volume de recyclage de 330 millions de bouteilles plastiques PET/An, soit au moins 10 000T de déchets de bouteilles PET. En d’autres termes, FAMACOLOR participe à la réduction de l’empreinte carbone à raison de moins de 100 000 kg de CO2/Jour.

FAMACOLOR a investi 120 MDH à la création de plus 160 emplois directs et plus de 12 000 indirects. Aussi, elle collabore avec de nombreuses associations et coopératives pour la collecte des déchets plastiques de toutes les régions du Maroc, telle que la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.

L’entreprise intervient efficacement dans la consolidation de l’économie circulaire au Maroc. Elle répond au besoin du marché local avec son volume de production de 6700 T/Ande Fibre de Polyester discontinue, avec une possibilité d’atteindre 15 000T si le coût de l’énergie et l’électricité et celles de la fiscalité et les droits de douane et de la main-d’œuvre sont favorables.

C’est dans ce sens que nous avons entamé depuis un an, un 2ème projet NOVIMAT, très ambitieux, de recyclage des déchets textiles, générés par l’industrie de l’habillement marocaine, afin de valoriser cette matière première, qui auparavant était envoyés soit à la décharge publique, soit brûlée, avec un coût élevé pour notre économie. Ce projet a été depuis le début, soutenu et appuyé par le programme Switchmed de l’ONUDI. Il a été choisi comme l’un des 2 projets pilotes qui devront bénéficier d’une expertise internationale en termes d’accompagnement technique et marketing, devant assurer un démarrage assez rapidement profitable, avec un minimum de problématiques techniques et commerciales de démarrage.

Notre filiale NOVIMAT, a déjà signé depuis 3 mois, une convention d’accompagnement avec l’ONUDI, qui a officialisé l’accompagnement de cet organisme international, et a permis de lancer plusieurs actions, planifiées pour les 12 prochains mois.

Notre projet NOVIMAT qui a nécessité un investissement global d’environ 20 Millions de DH  a reçu l’accord d’une subvention de la part Maroc PME. Les équipements de ce projet sont en cours d’installation. Ce projet devrait pouvoir traiter annuellement environ 2 000 Tonnes de déchets bruts, et obtenir environ 1 800 Tonnes de produits finis, avec le recrutement de 35 personnes, constitués essentiellement de techniciens et cadres techniques et marketing, et ce en pleine activité. Ce projet, une fois opérationnel, devrait pouvoir obtenir essentiellement des produits en non tissé pour plusieurs secteurs économiques nationaux, à savoir le Feutre pour la literie, le feutre pour l’isolation thermique et phonique des bâtiments, les plaques en non tissé pour le secteur de l’automobile, ainsi que d’autres utilisations industrielles.

Sur le même registre, l’activation de la loi 47-09 promulguée depuis 2009, restée sans effet réel, par manque des textes d’application, qui devrait exiger des promoteurs immobiliers l’obligation d’une bonne isolation thermique et phonique, pour tous les nouveaux bâtiments, et que nos produits devront y répondre avec un coût très compétitif pour l’économie national. De même pour l’attente d’une loi sur les bâtiments existants, prévoyant des subventions attractives, à l’instar des pays européens.

De nombreuses entraves à une émancipation complète

Leader national dans la promotion du produit Fibre de Polyester discontinue, FAMACOLOR dans sa volonté de contribuer à l’essor du Made in Morocco, connaît de nombreuses entraves. Depuis2017, cette Success Story à la Marocaine et l’industrie locale souffrent et sont pénalisées par des droits de douane à l’importation de la Fibre de Polyester très bas de l’ordre de 2,5% qui avantagent le produit étranger au détriment du produit local. A cette situation, s’ajoute la problématique de la matière première due au retard de la mise en place des décharges structurées équipées par un système de tri moderne dans l’ensemble des villes du Royaume (sur 30 décharges, seulement 15 en cours de structuration avec 3 centres de tri).

C’est pour ces raisons que FAMACOLOR plaide auprès des autorités compétentes, afin que soit préservée cette industrie naissante qui est la leur. Le Groupe souhaite un approvisionnement en matière première, afin que la capacité de production puisse atteindre 60 000 T/An, au lieu des 30 000 T/An actuelles. Ceci, à travers la mise en place des centres de tris modernes dans les villes du Maroc, en accélérant l’installation des 15 centres de tris programmés, en plus des 14 déjà existant. Ainsi que l’application obligatoire de la NormeFibre de Polyester (NM 05.02.040), tout en lançant le chantier de révision de celle-ci à travers l’IMANOR, à l’instar des normes internationales.

La 3ème demande légitime porte sur l’interdiction d’exportation du Flakes (CODE 39 07)quelque soit le degré d’impureté et l’adoption d’une Norme du Flakes avec une application obligatoire de l’amendement de l’arrêté ministériel 98.16 figurant dans le Bulletin Officiel (B.O) N° 6434 en date du 08/01/2016 pour inclure la nomenclature 39.07. FAMACOLOR espère un encouragement aux PME et TPE œuvrant dans le recyclage et de la valorisation des déchets plastiques, en accélérant notamment l’application du programme national d’un écosystème vert, à l’instar des cimentiers ; ainsi qu’une révision des droits d’Importation de la fibre de polyester discontinue, car les 2,5% actuelles ne sont pas du tout raisonnables et pénalisent les opérateurs locaux, en les augmentant de 30% au moins.

Par ailleurs, l’entreprise voudrait voir se concrétiser le projet de la Responsabilité élargie du producteur (REP) dans la collecte des déchets plastiques PET et les remettre aux opérateurs industriels concernés. FAMACOLOR appelle à un renforcement des compétences des ressources humaines (via l’ANAPEC et l’OFPPT) œuvrant dans la valorisation des déchets, et espère la mise en place de zones industrielles dédiées au recyclage des déchets plastique PET par l’État.

Enfin, la dernière demande de FAMACOLOR fait référence au développement des partenariats publics/privés dans la collecte et le tri des déchets plastiques PET, dans les décharges en faveur des opérateurs industriels de la fibre de polyester.

Si elles sont prises en compte, ces demandes auront des conséquences positives sur l’environnement, l’industrie naissante, ainsi que le déficit commercial, afin de renforcer l’économie circulaire du Maroc.

Engagements d’une entreprise citoyenne

En sa qualité entreprise citoyenne, FAMACOLOR s’engagera à augmenter la quantité de déchets recyclés par 100% en 3 ans, soit 20 000Tau lieu de 10 000T, un gain en devise 85 MDH de plus pour un seul opérateur industriel. Ainsi le déficit commercial lié à la fibre de polyester discontinue diminuera de 30% équivalent à 170 MDH.

De plus, l’entreprise s’engage à augmenter le taux d’emploi d’environ 20%. Ce qui signifie que 25 nouveaux emplois seront créés. Chose qui encouragera de nouveaux opérateurs à investir dans les filières vertes.

Toutefois, ce travail intense serait vain, si l’État ne s’engage pas à renforcer les efforts de soutien et de protection de cette industrie naissante, le Maroc pourait perdre une opportunité d’autosuffisance d’une matière première nécessaire à l’industrie avale de rembourrage.

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