Selon les dernières données publiées par la Haute Commission au Plan (HCP), l’indice des prix à la production industrielle a enregistré une légère hausse de 0,1 % en janvier 2025 par rapport à décembre 2024. Cette augmentation est principalement portée par plusieurs secteurs clés, tandis que d’autres ont connu une baisse significative.
Le secteur des industries de transformation, à l’exception du raffinage du pétrole, a contribué à cette hausse avec une augmentation de 0,1 %. Les sous-secteurs les plus dynamiques incluent la fabrication d’appareils électriques (+0,4 %), l’industrie minière (+0,5 %), la confection de vêtements (+0,3 %), ainsi que l’industrie chimique et la fabrication de papier et carton (+0,2 %). La production de produits métalliques et textiles a également enregistré une légère hausse de 0,1 %.
Baisse dans les industries alimentaires et plastiques
En revanche, certains secteurs ont vu leurs prix diminuer. Les industries alimentaires et la fabrication de produits en caoutchouc et plastique ont enregistré une baisse de 0,6 %, tandis que l’industrie du cuir et de la chaussure a connu une chute plus marquée de 0,9 %.
Stabilité dans les secteurs extractifs et énergétiques
Les secteurs des industries extractives, de la production et distribution d’électricité, ainsi que de l’eau, sont restés stables au cours du mois de janvier 2025. Cette stabilité reflète une certaine régularité dans les coûts de production de ces industries, malgré les fluctuations observées dans d’autres domaines.
Analyse sectorielle détaillée
- Industries extractives : Aucune variation n’a été enregistrée, avec un indice stable à 100,3.
- Industries de transformation : L’indice global a légèrement augmenté à 117,9, contre 117,8 en décembre 2024.
- Électricité et eau : Les indices sont restés inchangés à 100,0 pour les deux secteurs.
Cette légère hausse des prix à la production industrielle reflète les dynamiques contrastées entre les différents secteurs. Alors que certains, comme l’électricité et la chimie, tirent l’indice vers le haut, d’autres, comme l’agroalimentaire et le plastique, pèsent sur la performance globale. Ces fluctuations pourraient avoir des répercussions sur les coûts de production et les prix à la consommation dans les mois à venir.
La stabilité des secteurs extractifs et énergétiques est un signe positif, indiquant une certaine résilience face aux pressions inflationnistes. Cependant, la baisse dans les industries alimentaires et plastiques pourrait refléter une demande plus faible ou une concurrence accrue sur ces marchés.
Rachid Mahmoudi