Keynote Ouafa KATHIR, Chef du programme des Nations Unies à la Banque Mondiale

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« Le chemin vers l’industrie 4.0 : tendances et perspectives »

Ouafa Kathir a commencé son exposé par une anecdote « corsée » sur le café pour faire le parallèle entre la diversité du jargon digital et ainsi vulgariser les concepts numériques : « transformation digitale, deeplarning, e-learning, machine-learning, robotic, cloud, BI, Analitycs… Tout ceci équivaut à une seule technologie qui est l’intelligence artificielle. Celle -ci n’est pas récente mais existe depuis une soixantaine d’années. »

S’adressant à l’assistance, Khatir leur a demandé s’ils maitrisent vraiment les nouveaux concepts engendrés par cette nouvelle donne technologique à l’instar de l’industrie 4.0 : « ce sont des concepts tellement évolutifs et nouveaux que personne ne peut savoir exactement ce que cela signifie »
Quand parle d’industrie 4.0, il s’agit de savoir pourquoi nous voulons inventer des technologies plus intelligentes et plus prédictives que l’humain. Ouafa Kathir a ainsi mis en avant l’enjeu véritable des nouvelles technologies qui est surtout économique et lucratif: «Toute cette révolution technologique a pour objectif de comprendre ce qui se passe dans le cerveau humain ; le but de l’IA et les différentes innovations technologiques est de prédire, prévoir exactement le comportement du consommateur, pour lui vendre le produit que l’on veut lui imposer au moment où on le veut. »

Pour simplifier les choses, Ouafa Kathir a défini l’industrie 4.0 comme « une décision centralisée, pour faire un travail en parallèle au lieu d’un travail en série et ce pour notamment économiser du temps. De plus, ce concept a plusieurs impacts : sur l’économie, la productivité et le bien être mais aussi en terme nationale et globale. « L’industrie 4.0 impacte aussi la politique de protection de données et les réglementations restent insuffisantes pace qu’elles ne suivent pas la vitesse de l’évolution technologique, » martèle Kathir.

Enfin, elle a conclu par une autocritique constructive sur l’état de maturité du marché digital marocain en mettant l’accent sur le besoin en infrastructures, en compétences humaines aptes à accompagner cette transformation et une vision stratégique tournée ver le digital: « on a besoin d’un écosystème, des associations qui incluent des PME et d’une vision politique claire en matière de digitale. »

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