La 3e édition de l’Industry Meeting Days place la formation au centre des débats !

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Durant deux jours, le symposium du monde industriel marocain a offert à son grand public des panels et des keynotes de qualités portant sur les problématiques liées à la formation. Ainsi, le fil d’Ariane de cette rencontre s’est articulé autour du thème «L’innovation industrielle et la formation au service de la création de l’emploi dans les régions». Cette grande messe de l’industrie au Maroc a réuni des experts de renom à l’échelle internationale ainsi que des experts marocains, des entreprises, présidents de fédération et d’associations.

 
Dans une situation mondiale où les hommes et les Etats sont confrontés à de grands défis existentiels d’ordre économique, technologique et environnemental, la formation des générations présente et future s’impose comme une alternative incontournable pour faire face aux défis mondiaux. Aujourd’hui, avec l’émergence des nouvelles technologiques, il devient plus qu’important pour les nations de préparer les masses afin d’être en phase avec ces nouveaux emplois du futur. Le Maroc comme ces nombreux pays a compris ce défi contemporain, à savoir la formation qui permet aux nations d’être compétitive dans des secteurs clé comme l’industrie et d’être par ricochet des acteurs présents dans le concert des nations.
C’est donc à la lumière de tout ces  faits patents que le management d’Industricom Group a choisi pour cette 3e édition de l’Industry Meeting Days  de se pencher sur la problématique de la formation. Ainsi, inspiré des Hautes orientations Royales et conformément à la vision stratégique du Souverain, le choix de la thématique de cette édition s’est porté vers «L’innovation industrielle et la formation au service de la création de l’emploi dans les régions», et ce, afin d’ériger la formation comme catalyseur de la création d’emplois.
Sur les deux jours, les différents panels et keynotes ont permis d’approfondir les échanges et de mettre en orbite les véritables enjeux de la formation et de faire un diagnostic optimal afin d’apporter une riposte efficace à cette problématique. La première journée a enregistré deux panels riches en termes d’intervenant et de réflexion.
Le premier panel a été d’abord introduit par Aamar DRISSI, Directeur Général MAGHREB STEEL, pour qui «les industries doivent être portées et accompagnées par l’Etat». Il a également insisté sur le fait que les industriels doivent aussi être des acteurs pour enclencher leur transformation en profondeur. Ensuite, ce fut la prise de parole de Mohamed LACHAM Président de l’AMICA (Association Marocaine pour l’industrie et la construction automobile ) qui a plutôt mis l’accent sur le fait d’avoir une stratégie de mise en avant de la formation alternée. Quant à Karim CHEIKH Président du GIMAS (Groupement Des industries Marocaines aéronautiques et spatiales), son intervention a traduit l’urgence d’une véritable volonté du Maroc à accompagner les étudiants à suivre les cursus d’innovations. Et « selon lui, la formation des talents et la R&D sont des leviers qui peuvent aider le Maroc  à se positionner ». Pour Abdelmouneim Madani, Directeur Général de l’ANAPEC(Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) « les entreprises ont besoin de mesures qui s’arriment à leurs exigences  en termes de profil et de poste à pouvoir  ».
Enfin, le premier panel fut conclu par Hanan HANZAZ, Représentante Pays de l’organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), qui a présenté l’importance de la formation dans la stratégie de l’ONUDI. Elle a ensuite mis en évidence l’importance d’avoir une stratégie de veille afin  de s’imprégner des besoins des entreprises.
Le deuxième panel fut entamé par Hind NASLOUBY Chargée de mission auprès de Directeur général de l’AREP (Agence Régionale d’Exécution des Projets) qui a mis en exergue le programme de développement régional. Pour elle, cette stratégie régionale place le citoyen au centre de ces actions afin d’avoir une meilleure qualité de vie (éducation, santé). De son côté, Asmae ELOUFIR, Directrice Qualité RENAULT, a souligné que « l’objectif du Groupe Renault est d’atteindre 65% de taux d’intégration locale et tout cela peut drainer derrière des flux importants d’emplois ». Elle a également attiré l’attention des uns et des autres sur le fait que les étudiants fassent des stages alternés.
 
Ayoub EDDAIRA, Directeur du centre d’expertise pour le développement du foncier industriel CEDFI Agence MCA-MOROCCO,  a pour sa part évoqué la mission de la structure qui est en occurrence un travail sur le capital humain et la compétitivité du foncier. Et il ajoute : « nous travaillons main dans la main avec le Ministère de l’Industrie ».
In fine, le second panel s’est clôturé avec l’intervention de Mohssine SEMMAR, Membre du Directoire de MEDZ, qui a souligné que le développement industriel passe par l’innovation.
Par ailleurs, la deuxième journée a été marquée par des keynotes de qualité et par un 3e panel final qui a démontré avec brillantissime comment la collaboration entre le monde universitaire et celui de l’entreprise peut être un levier de développement de l’emploi.
Le bal des Keynotes a été ouvert par l’ex-Présidente de l’Equateur, Dr. Rosalia ARTEGA, qui a démontré les impactes de la technologie dans le domaine de la santé avec l’émergence de l’intelligence artificielle et de la robotique. Et selon elle, il faut préparer les masses à faire face aux défis technologiques, économiques et environnementaux, « seule l’éducation peut jouer ce rôle ». Pour elle, face à ces avancées technologiques, il faut avoir une déontologie des valeurs. C’est ainsi qu’elle affirme : « la science sans déontologie sans valeur est une perte ». Le deuxième Keynote a été introduit par Dr. Valerio RICCIARDELLI, vice-président GLOBAL  EDUCATION FESTO CTE ITALY, qui a mis en évidence l’interaction entre l’éducation, l’économie et l’employabilité. Pour lui, on ne peut pas parler d’éducation sans parler d’économie. Et d’ajouter : « Il faut avoir un modèle type pour répondre de façon efficace à cette problématique  ». Enfin, la phase des Keynotes fut conclue par Jose Ramon CALVO, Président de l’institut de coopération internationale de l’Académie royale européenne des docteurs, qui a illustré l’importance d’avoir une plateforme de talent à travers l’exemple de « campus of excellence », ce dernier se veut être une plateforme d’idée, de talent qui a pour objectif de mener des réflexions sur les problématiques économiques, technologiques pour le monde de demain.
Quant au panel final, il fut entamé par Adnane BOUKAMEL, Directeur des programmes Ecole Centrale de Casablanca, pour qui le rapprochement entreprise –université est indispensable. Il a également évoqué le fait que la stratégie de l’ECB est fondée sur cette approche en occurrence une réelle proximité avec le monde de l’entreprise.
Fernando Bernabé Garcia, Directeur Général VOLVO Afrique du Nord,  a pour sa part mis en lumière le projet de formation lancé par le groupe Volvo, ayant pour objectif de former mais aussi d’assurer l’employabilité.
De son côté, Amine ZAROUK, Directeur filiale ALTEN MAROC, a appelé à aider les jeunes à avoir des projets de carrières et surtout le fait de garder le contact permanent avec le monde de l’entreprise. Toujours dans ce même contexte, Nabil BENAZOUZ,  Président de la FMCI, a quant à lui lancé un appel d’instauration de climat de confiance entre les différents acteurs.
In fine, le dernier panel s’est clôturé avec l’intervention du Directeur de l’ESITH, Abderrahmane FARHATE, qui a énoncé l’urgence d’une véritable collaboration entre le monde universitaire et celui de l’entreprise. Il a également énoncé le fait que l’ESITH est très focus sur le volet orientation. Et affirme : « l’école dispose d’un carrière center ».
En somme, lors de cette 3e édition qui ne sera certainement pas la dernière, des intervenants de qualité ont fait le tour des interrogations concernant «L’innovation industrielle et la formation au service de la création de l’emploi dans les régions». L’urgence d’une implication des acteurs est alors indispensable voire même primordial. Un mouvement d’ensemble est donc nécessaire afin de résoudre la problématique de la formation qui est un levier stratégique et capable de faire émuler le développement au Maroc.

Ismaila sy sahade

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