L’Allemagne s’est imposée en 2024 comme le premier pays européen en termes de nouvelles installations éoliennes, avec une capacité additionnelle de plus de 4 gigawatts, selon un rapport de l’Association WindEurope. Ce chiffre place le pays loin devant le Royaume-Uni (1,9 GW), la France (1,7 GW) et la Finlande (1,4 GW), consolidant ainsi sa position de leader dans la transition énergétique.
Dans l’ensemble de l’Union européenne, 12,9 GW d’énergie éolienne ont été installés en 2024, tandis que l’ensemble du continent a vu la mise en service de 16,4 GW de nouvelles capacités. Ces chiffres traduisent un développement continu du secteur, bien que les ambitions climatiques de l’UE exigent encore davantage d’efforts.
Le Danemark se distingue par la plus grande part d’énergie éolienne dans son mix électrique, atteignant 56 %. D’autres pays affichent également des taux élevés, tels que l’Irlande (33 %), la Suède (31 %), l’Allemagne (30 %) et le Royaume-Uni (30 %). La France, bien qu’en progression, reste en deçà de ces niveaux.
Le financement des nouveaux projets éoliens en Europe a atteint 33 milliards d’euros en 2024. Ces investissements devraient permettre l’installation de 19,9 GW supplémentaires dans les années à venir. La dynamique du secteur repose sur des politiques publiques incitatives et un intérêt accru des investisseurs pour les énergies renouvelables.
Selon WindEurope, la capacité éolienne installée dans l’UE devrait passer de 285 GW en 2024 à 351 GW en 2030. Cependant, pour atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Union, cette capacité devra atteindre au moins 425 GW. En incluant les pays hors UE, la capacité totale installée en Europe pourrait atteindre 450 GW à cet horizon.
Avec cette progression, l’Europe confirme son engagement en faveur de la transition énergétique, tout en devant relever le défi de l’accélération des infrastructures et du financement pour atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.