Les ambassadeurs du Maroc et de la France à l’ONU président une réunion sur le climat avec la participation du club des anciens présidents des COP

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L’ambassadeur Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc et l’ambassadeur Nicolas de Rivière, Représentant permanent de la France, en leur qualité de co-présidents du Groupe des amis sur le climat à l’ONU, ont organisé vendredi une réunion virtuelle marquée par la participation du club des anciens présidents des COP.

A cette occasion, ils ont envoyé un message fort et rappelé qu’en dépit du contexte mondial actuel, le respect des engagements envers le climat est plus que jamais nécessaire en 2020.

Cette année représente, en effet, une étape décisive dans l’engagement de la communauté internationale pour la lutte contre le changement climatique, et marque le cinquième anniversaire de l’adoption de l’accord de Paris sur le climat le 12 décembre 2015.

Dans sa déclaration d’ouverture, l’ambassadeur Hilale a rappelé que 2020 est aussi l’année où les Etats doivent collectivement faire preuve d’une ambition renouvelée en présentant des contributions nationales (NDCs) plus ambitieuses et des stratégies climatiques à long terme.

A cet égard, il a souligné que le Maroc reste déterminé à maintenir une ambition climatique élevée, en dépit du contexte sanitaire et économique actuel difficile. Le Royaume maintient son ambition d’action climatique, assurant la sécurité alimentaire et accélérant la transition énergétique.

« Nous poursuivons nos efforts nationaux pour reconstruire mieux et de manière plus durable », a assuré l’ambassadeur marocain lors de cette réunion, marquée aussi par la participation de Selwin Hart, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’action climatique.

« En même temps, nous ne devons pas perdre de vue que les pays en développement sont confrontés aux pires répercussions climatiques, en particulier sur le continent africain », a-t-il fait observer.

Alors que le monde commence à planifier une reprise après la pandémie, a relevé M. Hilale, notre groupe d’amis pour le climat appelle les gouvernements à saisir l’occasion de « reconstruire mieux » en créant des sociétés plus durables, résilientes et inclusives.

De son côté, Laurent Fabius, en sa qualité de président de la COP-21 de Paris, a aussi souligné que l’année 2020 reste décisive pour la lutte contre le changement climatique, notant que même si la tenue de la COP-26 a été repoussée en raison de la pandémie du coronavirus, cela ne signifie pas qu’il faut oublier les objectifs prévus en 2020.

M. Fabius a relevé que si la préoccupation principale des gouvernements actuellement est la lutte contre la pandémie, le réchauffement climatique reste aussi une grande menace du fait de la gravité et la durée de son impact. « Il n’existera aucun vaccin contre le réchauffement climatique, ainsi nous devons refuser de séparer l’action nécessaire contre la pandémie de l’action indispensable et nécessaire contre le réchauffement climatique », a-t-il plaidé.

Pour sa part, Salaheddine Mezouar, président de la COP-22 de Marrakech, a mis l’accent sur le trait d’union nécessaire dans ce contexte mondial inédit marqué de profonds bouleversements, 2020 étant une année importante et pleine « d’ambitions » pour l’action climatique.

M. Mezouar a relevé que l’actuelle crise sanitaire offre une opportunité pour « refaçonner » l’économie mondiale en une économie verte, juste, propre et résiliente.

Il a également averti que l’Afrique reste le continent le plus durement touché par cette crise et ses retombées sanitaire, économique et financière, qui risquent de se transformer en une crise humanitaire.

Salaheddine Mezouar a aussi mis en lumière la solidarité du Maroc avec les pays africains dans le contexte de la pandémie du Covid-19, doublée d’une dynamique de coordination et de concertation avec plusieurs de ces pays.

Enfin, les différents présidents des COP intervenant à cette occasion ont souligné deux messages principaux à savoir : l’importance du financement international et de la relance verte avec l’implication des secteurs public et privé dans le cadre de projets durables, et la promotion d’un agenda économique et social permettant d’accélérer la décarbonisation en focalisant l’investissement de relance dans les zones à fort impact social.

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