À quelques jours du départ pour le Mondial U17 (Qatar, 3–27 novembre 2025), le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a tenu un discours énergique et sans détours devant la délégation nationale, insistant sur la combativité et l’état d’esprit nécessaires pour aller chercher les plus hauts objectifs.
Lors de cette rencontre préparatoire, il a rappelé aux joueurs l’exemple des jeunes champions du monde U20 — leur a transmis un message sans ambiguïté sur la détermination requise pour triompher sur la scène mondiale.

Lekjaa a résumé la logique de la compétition par une phrase choc « La seule manière pour l’Argentine d’emporter la Coupe du monde serait… qu’ils nous tuent, qu’ils tuent les joueurs, les staffs et aussi les membres de la Fédération ». Il a ensuite exhorté chaque joueur à « redoubler d’efforts et à se donner à fond sur la pelouse », insistant sur la nécessité d’un engagement total lors des matches. Ces formulations ont été relayées dans les dépêches et comptes rendus de la visite au Complexe Mohammed VI.
Ce langage percutant illustre la stratégie de communication de Lekjaa : galvaniser les jeunes en misant sur la combativité et la confiance acquise par les générations précédentes — notamment l’équipe U20 sacrée récemment — tout en plaçant la barre très haut pour les ambitions nationales. Les organes de presse soulignent que le ton était résolument motivant, centré sur l’esprit d’équipe, la rigueur mentale et la préparation physique.
Pour autant, des propos aussi crus soulèvent inévitablement des interrogations sur la frontière entre ferveur motivante et langage pouvant être perçu comme excessif. Dans le contexte du sport moderne, les messages des dirigeants sont scrutés non seulement pour leur capacité à inspirer, mais aussi pour leur responsabilité éthique vis-à-vis des jeunes athlètes. Les spécialistes et observateurs rappellent que la mobilisation des joueurs doit s’accompagner d’un encadrement psychologique et d’un discours promouvant la santé, la sécurité et le fair-play.
Rachid Mahmoudi








