Selon une étude, l’Afrique francophone doit respecter les normes internationales pour exporter plus de marchandises

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Une étude du Centre du commerce international (ITC) et des Chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) montre que les entreprises des pays africains francophones peuvent exporter plus de marchandises à condition de respecter les normes internationales.

«Dans le cadre de cette étude, plus de 9.000 entreprises ont été sondées au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République Centrafricaine, au Congo, en République Démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon, à Madagascar, au Maroc, au Niger, au Sénégal, au Togo et en Tunisie. 25 % d’entre elles disposent d’une certification internationale qui généralement concernent les normes de qualité ou de sécurité», indique le document.

«La certification est souvent une condition préalable à l’entrée dans les marchés étrangers», relèvent le Centre du commerce international (ITC) et les Chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) qui soulignent que «parmi les 16 pays étudiés, seuls 7 % des entreprises du secteur agricole exportent, dont 70 % d’entre elles sont titulaires d’un certificat international».

La croissance de la certification de ces entreprises peut doper les exportations, indiquent ces deux structures. «Le commerce vertueux dépend entre autres de normes efficaces et protectrices des consommateurs, de l’environnement et garantit que l’ensemble des pays et leurs micros, petites et moyennes entreprises disposent des outils nécessaires à la mise en œuvre de ces normes», précise Arancha González, Directrice exécutive de l’ITC.

L’étude de l’ITC et de CPCCAF fait une corrélation entre l’accès à l’information pour les entreprises et le nombre d’entreprises certifiées, avant de révéler que «les PME doivent souvent lutter pour supporter les coûts financiers, administratifs et autres liés à l’obtention et au maintien de la certification».

Pour résoudre cette équation, l’étude préconise l’intervention «des institutions d’appui au commerce et à l’investissement» pour réduire les coûts de l’accès à l’information sur les normes et la certification. De même, elle soutient que «l’établissement de portails à guichet unique pour le partage d’informations de qualité sur les normes peut aider les PME à réduire ce type de coûts».

Notant que «les coûts de certification sont souvent considérés onéreux», l’étude informe aussi qu’«en Afrique centrale, où les entreprises font face à des coûts importants, le taux de certification est le plus bas. En revanche, l’Afrique de l’Ouest semble offrir le meilleur rapport qualité-prix lorsqu’il est question de certification».

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