Soufiane Idrissi Kaitouni, Directeur Export de Gfi Maroc

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« GFI Maroc attaque les géants aux potentiels énormes comme le Nigeria, le Cameroun… »

GFI Maroc réalise près de 20% de son activité sur les marchés africains et conforte de jour en jour son statut d’acteur de référence des services informatiques à forte valeur ajoutée en Afrique subsaharienne. Soufiane Idrissi Kaitouni, Directeur Export de Gfi Maroc, ce « Monsieur Afrique » de ce fleuron marocain de l’industrie informatique, nous dévoile les points forts de son groupe. Entretien.

Quel est le positionnement de votre groupe sur les marchés africains ? Sur combien de pays êtes-vous en Afrique et que représente, en pourcentage et données réelles, le CA du groupe sur les marchés africains ?
La stratégie africaine de GFI MAROC a commencé en 2009 et nous avons adapté depuis notre proposition de valeur pour faire de GFI MAROC un partenaire informatique qui compte et sur lequel on peut compter. C’est ainsi que notre présence à l’export ne cesse de se développer. Nous avons commencé par exporter notre savoir-faire historique, à savoir l’intégration ERP avec des solutions telles que Sage® Enterprise Management‎ et Sage Enterprise management HR (anciennement connues sous Sage ERP X3 et Sage X3 People), pour ensuite exporter le métier de la Gestion de temps et de présence. Gfi Maroc se veut le vecteur de développement du Groupe Gfi Informatique dans les pays francophones du continent africain avec une présence sur près de 12 pays africains. Pour n’en citer que quelques-uns, nous sommes présents au Mali, au Sénégal, au Niger, au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire. Le marché africain représentant un fort potentiel de croissance sur lequel nous réalisons un pan important de notre activité.
Aujourd’hui, nous sommes en train de développer notre présence commerciale dans ces pays, pour disposer d’un meilleur time-to-market, et nos partenaires nous le reconnaissent bien. Nous venons d’ailleurs de remporter le prix du Meilleur projet X3 à l’international lors du Sage Session qui s’est déroulé à Agadir les 5 et 6 février 2018. Ce trophée vient consolider notre position d’acteur de référence des services informatiques à forte valeur ajoutée en Afrique subsaharienne.

Quels ont été les pays les plus intéressants pour vous en termes d’expérience sur ces dix dernières années ? Qu’est-ce qui pourrait expliquer les performances que vous y aurez réalisées, selon vous ?
Nous n’avons pas de préférence, car nous sentons chaque jour une dynamique et une effervescence constante dans l’activité économique de ces pays et nous voulons y apporter notre contribution. L’essor de l’entreprise africaine passe par les nouvelles technologies et nous voulons participer à ce développement en mettant à disposition notre savoir-faire.

Quelles sont les perspectives de vos activités sur le continent ?
Nos ambitions traduisent la volonté de notre filiale africaine de demeurer dans le gotha des entreprises du Royaume considérées comme des champions de l’export. Et pour ce, nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour consolider cette position et nous ériger en véritable partenaire des systèmes d’informations clients dans l’ensemble des pays en Afrique. La confiance qu’a Gfi Maroc en ses collaborateurs est un élément primordial dans notre approche du marché, car les sociétés qui nous font confiance ont d’abord affaire à des équipes : des hommes et des femmes formés et certifiés aux dernières avancées technologiques. Nous sommes donc à même de conseiller nos clients qui investissent dans une relation pérenne avec Gfi Maroc et nous consolidons nos positions au Maroc et nous développons notre activité à l’export en faisant bénéficier les entreprises de la région subsaharienne de notre savoir-faire.
Aujourd’hui, Gfi Maroc essaye de sortir quelque peu de ses « zones de confort », en allant vers des pays peu ou mal connus de nos entreprises. En effet, le potentiel IT du Nigeria est indéniable et le facteur de la langue (anglais) doit être rapidement dépassé pour laisser la place aux échanges et à la collaboration constructifs. Quant au Cameroun, pays d’Afrique centrale considéré comme la locomotive de la sous-région (compte tenu de sa position stratégique et de son potentiel économique), ce pays vient d’adopter très récemment son nouveau plan directeur d’industrialisation qui devrait ouvrir le champ à des projets structurants où les nouvelles technologies auront une part de support prépondérante. Le pays désire se positionner désormais comme un géant industriel en Afrique et nous pouvons y contribuer.

Quelle vision portez-vous sur la digitalisation du continent avec la flopée de programmes e-gouv respectifs des différents pays ? Quel sera leur impact, selon vous, dans l’intégration économique régionale ?
Nous avons une réelle opportunité de faire la différence avec la stratégie nationale Maroc Digital 2020 qui est un facteur de succès déterminant. Un des objectifs stratégiques de PMN 2020 est l’accélération de la transformation numérique du Maroc en s’appuyant sur le volet e-Gouv avec une vingtaine de projets structurels, dont 80 % ayant pour vocation une transformation profonde des processus administratifs. La transformation digitale touchera les secteurs critiques de l’économie nationale, qui sont la logistique portuaire, la gestion urbaine, la santé et le commerce, ainsi que les PME. Ainsi, le déploiement de la stratégie, l’opérationnalisation des chantiers et la diffusion de l’usage des services numériques seront déterminants pour faire rentrer le Maroc dans l’économie digitale.

Soufiane Idrissi Kaitouni, profil d’un professionnel aiguisé
Il s’appelle Soufiane Idrissi Kaitouni. Il est Directeur Export de Gfi Maroc mais surtout le « Monsieur Afrique » de ce fleuron marocain de l’industrie informatique. Cheville ouvrière du déploiement de son groupe en Afrique, Soufiane Idrissi Kaitouni a su imposer le sceau de GFI comme une marque informatique non seulement de référence, mais des plus prisées par les plus grands groupes publics et privés, dans douze pays du continent. Derrière les succès professionnels de ce groupe informatique marocain, filiale du Groupe GFI Informatique (France), et fondée en 1987 par la brillantissime entrepreneure Saloua Karkri Belkeziz, s’amoncèlent les récompenses, dont la dernière en date est le prix du Meilleur projet X3 à l’international, reçu lors du Sage Session 2018. Fin connaisseur des marchés du continent, Soufiane Idrissi Kaitouni passe en revue le positionnement, les performances et les ambitions audacieuses de GFI Maroc en Afrique, mais aussi donne son point de vue sur les perspectives et poids multidimensionnels de la digitalisation en Afrique.

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