ZLECA : L’Agenda 2063 de l’Union Africaine est en marche

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LIBRE-ECHANGE – Plusieurs instruments opérationnels de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ont été officiellement lancés, le 7 juillet 2019, à Niamey, au terme du 12e Sommet extraordinaire de l’Union africaine

La Zone de libre-échange continentale africaine  (ZLECA) a un énorme potentiel, puisqu’elle s’étend du Cap au Caire, couvre 1,2 milliard de personnes et signifie la libre circulation des biens, des services, voir du travail, dans plus de 50 pays africains.

Projet phare de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA), qui est le schéma et le plan directeur de l’Afrique visant à transformer l’Afrique en puissance mondiale de l’avenir, la ZLACA fera du continent la plus grande zone commerciale du monde en termes de nombre de pays membres.

Réduction des droits de douane

La première étape de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange va consister à réduire les droits de douane sur les marchandises en provenance des pays de l’UA.

En effet, en vertu de l’accord l’instituant, les pays signataires de la ZLECA s’engagent particulièrement à supprimer les droits de douane sur 90 % des biens et à éliminer les nombreux obstacles au niveau de 84.000 kilomètres de frontières africaines.

Ainsi, l’accord ouvre la voie à la constitution d’un marché unique de 1,2 milliards de consommateurs et pourrait annuellement accroître le commerce intra-africain de 52,3 %.

Hausse de 60% du commerce intra-africain

Aujourd’hui, les pays africains n’échangent qu’environ 16 % de leurs biens et services entre eux, contre 65 % avec les pays européens, note l’Agence France-Presse.

L’Union Africaine estime que la mise en œuvre de son accord de libre-échange entraînera une augmentation de 60 % du commerce intra-africain d’ici à 2022.

Il faut rappeler que l’Afrique pèse pour seulement 4 % dans le commerce mondial. Eventuellement, le commerce intra-africain atteindra les 25 % à l’horizon 2023 alors qu’il est estimé entre 15 % et 18 % aujourd’hui.

Renforcer la compétitivité

Aussi, selon les projections, la ZLECA permettra à l’Afrique de générer un PIB de plus de 3.000 milliards de dollars US et va contribuer à la création de 300.000 emplois directs et plus de 2 millions d’emplois indirects.

Quant aux objectifs, la ZLECA vise à renforcer la compétitivité de l’industrie et des entreprises africaines par l’exploitation des possibilités d’économie d’échelle.

Elle ambitionne de surmonter la dépendance à l’égard des exportations des produits primaires et promouvoir la transformation sociale et économique pour une croissance inclusive, une industrialisation et un développement durable, conformément à l’Agenda 2063.

La zone entend également réaliser le potentiel de développement et accélérer la diversification sans cesse croissante et le dynamisme du commerce intra-africain.

Le processus de la ZLECA comporte deux phases, la première portant sur les négociations relatives au commerce des marchandises, et au commerce des biens et services. L’accent sera mis aussi sur les règles et les procédures de règlement des différends.

La deuxième phase des négociations concerne les investissements, la politique de la concurrence et la protection de la propriété intellectuelle.

Accra, siège de la ZLECA

Les chefs d’Etat et de gouvernement du continent, réunis le 7 juillet 2019, dans la capitale nigérienne le temps du 12e Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), ont avalisé la décision des ministres africains des Affaires étrangères de baser le secrétariat permanent de la ZLECA à Accra.

La décision des chefs de la diplomatie africaine de désigner la capitale ghanéenne pour abriter le siège du secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a été prise lors de leur réunion à Niamey, en prélude au Sommet extraordinaire de l’UA.

En mai dernier, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo avait assuré que son pays était prêt à accueillir le siège du Secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale. Il avait expliqué qu’en plus du fort attachement du pays au projet de l’UA et à l’intégration régionale et continentale, la capitale du Ghana serait un centre efficace pour le travail de la ZLECA.

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