Numérique : NFT, ça vous dit ?

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NFT, pour Non Fungible Token, signifie un jeton non fongible. Qui mieux que Randi Zuckerberg, l’épouse de l’autre, pouvait mieux l’expliquer ? Dans une invitation à une discussion sur LinkedIn, elle précise que cela signifie que chaque jeton est unique. Elle ajoute qu’il est impossible d’échanger l’un contre l’autre.

L’ascension fulgurante du NFT, en tant qu’entité la plus prospère de la blockchain, devrait représenter une industrie en milliards de dollars. C’est du moins ce que révèlent les pionniers du Metaverse. Dans la même veine, Industrie du Maroc Magazine a lancé, sur sa page LinkedIn,  un sondage fermé sur la question, intitulé « Avez-vous connaissance des NFTs ? ». Sur les 1023 votes, il y a eu 57% de Oui contre 43% de Non. Si plus de la moitié des votants parmi nos lecteurs sont bien au fait de la question, il y a lieu de noter qu’une bonne partie ignore le concept.

Parmi les commentaires les plus pertinents, celui de Arafa Gharami, directeur des Opérations IN-SIDE MA qui nous dévoile «   Nous sommes une jeune société d’ingénierie informatique et nous avons créé une collection NFT’s en novembre 2021. L’idée est de créer une intelligence artificielle capable de combiner une liste de couleurs, arrières plans et gadgets pour fournir un dessin artistique unique. https://opensea.io/collection/chameleonplanet »

Alaa Chahboune, Logistics Responsible, lui a répondu « A ma connaissance y a un programme dispo/ github, en mode js, qui fait les combinaisons possibles des layers et génère des NFTs uniques », tandis qu’Ayoub Radouan, étudiant en Master Supply Chain Management & Intelligence économique, explique « Grossièrement c’est l’usage de la blockchain pour certifier la propriété absolue d’un fichier quelconque. Il peut être utilisé autant pour certifier des œuvres d’art, que pour faire le suivi d’un colis ou d’une chaine logistique, grâce à son unicité. »

La valeur des NFTs

Ce sujet, tout comme celui de la cryptomonnaie, préoccupe les marocains. Nous lancions récemment un autre sondage sur la même page, relativement à la monnaie numérique. Plus de 53% des votants ont trouvé que c’est à encourager, tandis que 38% ont jugé qu’il fallait la réguler ou la bannir… c’est dire que la problématique taraude les esprits.

Pour nous aider à mieux saisir les NFTs, Randi Zuckerberg nous pose une série de questions, allant de « Avez-vous déjà collectionné ou estimé quelque chose ? » à  « Votre propriété de ces choses était-elle importante ? », en passant par « Mais que se passe-t-il si les réponses sont non ou « je ne sais pas » ? », agrémentées de réponses, telles que « Si la réponse est oui, vous êtes sur la bonne voie pour comprendre ce que sont exactement les NFT.»

https://bit.ly/3HJCLnD

Dans ses explications, elle poursuit, soutenant qu’il y a six mois, elle était légitimement au même stade que la plupart d’entre nous, c’est-à-dire « sceptique et confus ». Actuellement, elle possède plus de 100 NFTs. Ceux qui ne comprennent toujours pas, peuvent de demander « Pourquoi diable quelqu’un paierait-il 36 000 $, voire 500 000 $ pour un JPEG ? ». Elle poursuit soutenant que « Pour vraiment comprendre la valeur des NFTs, nous devons savoir pourquoi les choses ont de la valeur. » De son avis, la psychologie derrière les NFTs oblige plus de personnes à participer à la blockchain, ancrant la croyance de chaque individu sur la propriété des actifs et la valeur. Dans la suite de son raisonnement, elle explique les raisons pour lesquelles les gens achètent des actifs physiques ou numériques. Des raisons qui peuvent aller au-delà des seules raisons financières.

L’atout des NFTs

Acquérir des NFTs peut refléter l’identité ou l’image de soi de quelqu’un, ce qui peut expliquer qui vous êtes et l’image que vous voulez projeter dans le monde. Certaines personnes veulent plus s’exprimer en tant qu’individu, d’autres veulent trouver un sentiment d’appartenance à des communautés uniques. Parfois, les gens veulent posséder quelque chose qui est perçu comme rare et précieux.

Les NFTs sont bénéfiques autant pour le créateur que pour le possédant. Ce spécialiste souligne que posséder de l’art ne consiste pas à empêcher les autres d’en profiter, mais à comprendre et à vérifier qui est le seul propriétaire légitime. Les artistes peuvent vendre leur travail avec moins d’agitation et gagner des redevances sur chaque vente future. Voilà ce que permet les NFTs. Avant l’avènement de ces jetons, un artiste pouvait vendre une œuvre qui s’échangeait des centaines de fois à son insu et il ne percevait aucun centime sur ces ventes. Désormais, sur la blockchain, un artiste, créateur ou musicien pourra obtenir des redevances pendant des décennies. Randi Zuckerberg se félicite que c’est ce qui change absolument la donne pour les personnes des industries créatives.

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