Energie solaire : la BAD et Masen signent un accord à Johannesburg

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La Banque africaine de développement (BAD) et le marocain Masen ont conclu mercredi à Johannesburg un accord qui fera du Royaume le leader africain dans la migration du continent vers l’énergie solaire une source abondante quasiment dans sous les pays.

Signé par Akinwumia Adesina, président du groupe BAD, et Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’agence marocaine de l’énergie solaire, cet accord vise à appuyer les pays africains, en particulier ceux de la région du Sahel ciblés par «Desert to Power», dans le développement des technologies d’énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques.

Il s’agit de conjuguer l’expertise de Masen dans le développement de projets d’énergies renouvelables et l’expérience opérationnelle de la Banque africaine de développement dans ce secteur, notamment en matière de partage de savoir-faire, de renforcement de capacités et d’expérience, d’assistance technique, de développement de projets dans les énergies renouvelables et de mobilisation des ressources nécessaires.

«Sur le plan de l’énergie solaire, le Maroc est devenu un exemple unique dans le monde. Il a fait montre d’un leadership en réalisant quelque chose de très grandiose», a déclaré M. Adesina avant de signer le document. La BAD, a-t-il affirmé, apporte une partie du financement du méga central dont le coût est estimé à 9 milliards de dollars.

C’est le succès du projet marocain développé dans le désert de Ouarzazate qui a permis la signature du «partenariat stratégique pour intensifier la création des pôles d’énergie solaire en Afrique», a conclu le patron de la BAD très admirateur des idées avangardistes marocaines sur l’énergie solaire.

Pour Mustapha Bakkoury, «partager l’expérience qu’a développée Masen et enclencher une dynamique de développement compétitif des énergies renouvelables à l’échelle du continent africain, c’est avoir pour objectif de faire des énergies renouvelables un véritable levier de croissance inclusive. Ce partenariat avec la Banque africaine de développement est un atout certain pour concrétiser cette ambition».

« Le Maroc avait anticipé. En 2009, quand S.M. le Roi avait parlé d’une nouvelle orientation dans le secteur énergétique, personne n’avait réellement compris de quoi s’agissait-il », a-t-il témoigné, avant d’expliquer que le Maroc qui importe plus de 90% des énergies, est sur le point de gagner son pari pour assurer son «indépendance énergétique».

«Il fallait donc s’appuyer sur les ressources disponibles dont l’énergie renouvelable : le solaire», a-t-il ajouté. «Il est donc possible de passer à une étape continentale après le succès du projet Noor aujourd’hui», a-t-il conclu.

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