La deuxième et dernière journée du World power to X summit, avec 2 sessions plénières. Si la première a questionné les implications et les enjeux géopolitiques drainés par le marché de l’hydrogène vert, la seconde a débattu des opportunités commerciales pour le moyen orient et l’Afrique.

Les travaux du World Power-To-X Summit ont continué ce matin avec deux panels tenus en plénière, qui ont sollicité une dizaine d’intervenants. Le premier s’est articulé sur le thème « Corridors commerciaux et géopolitiques ». Au nombre de 4, les experts réunis autour de la thématique se sont intéressés sur les intérêts et les implications géopolitiques d’une économie mondiale de l’hydrogène vert.

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Pour Nadja Haakansson, directrice générale Afrique de Siemens Energy, le premier constat que l’on fait, est l’abondance des sources d’énergie renouvelables dans la région du Moyen-orient et de l’Afrique. L’hydrogène vert, n’échappant pas à ce constat. Une situation qui, d’après l’experte, nécessite une sérieuse réflexion autour du sujet de la part des gouvernants, afin de  peaufiner une stratégie efficiente. En termes d’implications, Nadia Haakansson indique qu’il aura tout de même d’importants investissements à faire par ces pays pour tirer le meilleur parti de cette opportunité commerciale. Des investissements dans les infrastructures, les compétences, etc.  qu’offre l’hydrogène vert.

Un Avis partagé et corroboré par les autres participants en présentiel, notamment Cédric Brull du Conseil Belge pour l’Hydrogène et Frank Wouters, vice-président de Reliances Industries. Pour le premier, le manque de savoir reste un défi majeur. Aussi, l’expert a-t-il annoncé une collaboration future avec l’UM6P pour adresser cette exigence. Frank Wouters lui a indique que le positionnement du Maroc intéresse plus d’un en Europe. Certains entretenant même le rêve d’y importer de l’hydrogène vert. Ce qui est révélateur de l’intérêt géopolitique majeur autour de cette ressource.

Hydrogène vert : Des opportunités en avalanche

Dans le second panel dédié aux opportunités commerciales au Moyen-orient et en Afrique en terme d’hydrogène vert, les intervenant ont réfléchi sur la façon dont la région MENA pourrait s’ériger en hub pour l’hydrogène vert.

Les experts ont relevé les importantes réformes qui ont été mises en place ces dernière années pour assurer la compétitivité du secteur énergétique des pays de la région. À cela s’ajoute les partenariats multilatéraux stratégiques noués avec des acteurs internationaux majeurs.  Ces évolutions ont créé d’énormes opportunités commerciales, d’autant plus que régions africaines, de même que lelles du Moyen-orient disposent de nombreux atouts naturels qui renforcent à plus d’un titre les avantages qu’ils pourraient tirer sur le plan commercial. Et même si aucune projection d’ordre économique ne fait pour l’heure l’unanimité, il n’y a aucun doute qu’il s’agit là de millions, voire milliards de dollars qui sont en jeux.

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Ont intervenu dans ce panel, Stephan Gobert, vice-président chargé du développement de l’hydrogène en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique chez Engie,  Alykhan Kassam, directeur général John Cockerill pour l’Afrique du Nord, Dr Jawad El Kharra, directeur exécutif du Centre Régional pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité énergétique, et Hicham Gad, directeur financier et développement de Taqa Morocco.

Pour clore il faut rappeler que Badr Ikken, l’ex DG de l’IRESEN a modéré la première plénière et Reda Hamedou, vice-président du Cluster Hydrogène vert la suivante.

Gethème Yao

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