L’Afrique doit former aux métiers mondiaux de demain qui font appel au digital et à l’IA

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Formation Mohamed Bachiri

FORMATION PROFESSIONNELLE – La formation dispensée en Afrique devrait tenir compte des besoins pour les métiers mondiaux et de demain, qui font de plus en plus appel au digital et à l’intelligence artificielle et à tout ce qui est technologique, a souligné le 28 novembre 2019, le président par intérim de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Bachiri lors de la 2e édition de l’EU-Africa Business Summit.

“L’Afrique est appelée à être plus proactive en proposant des offres de formation relatives aux volets industriel, technologique et digital”, a-t-il ajouté lors d’une session sous le thème “Assurer l’adéquation des compétences avec des marchés du travail en pleine mutation” dans le cadre de la 2e édition de l’EU-Africa Business Summit qui s’est tenu du 28 au 29 novembre à Marrakech.

L’Afrique est aussi appelée à prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de stopper cette “fuite des cerveaux”, un phénomène qui touche tous les pays du continent, et qui coûte très cher à ces pays, de même qu’elle doit résoudre le problème de l’adéquation entre l’éducation et la formation et le marché d’emploi, a-t-il insisté.

“Le monde de l’entreprise est intimement lié à celui de la qualité des ressources humaines, puisqu’il y va de la compétitivité des entreprises africaines dans une économie mondialisée”, a-t-il ajouté, insistant sur le fait que le thème de cette session  interpelle tout particulièrement la CGEM qui place le capital humain et la formation au cœur de ses chantiers prioritaires.

Les Cités des Métiers et des Compétences

Bachiri a à cette occasion, rendu hommage aux différentes parties prenantes, qui œuvrent au Maroc à rapidement régler la question de l’offre en compétences, et dont le travail a abouti à la mise en place de “la nouvelle feuille de route relative à la formation professionnelle”, basée sur les Hautes orientations Royales.

Cette feuille de route permet de mettre en phase la formation professionnelle avec la réalité des besoins économiques et sociaux du pays et de développer l’employabilité et d’encourager davantage l’entrepreneuriat, a-t-il précisé.

Et d’indiquer que le nouveau dispositif de formation professionnelle au Maroc, baptisé “Cités des Métiers et des Compétences”, s’articulera autour de la création d’une nouvelle génération de centres de formation professionnelle, dans chacune des 12 régions.

Par ailleurs, Bachiri a souligné que le Maroc a développé une importante expérience dans la co-gestion entre le public et le privé d’instituts de formation professionnelle, relevant dans ce cadre que le Royaume met à disposition des pays africains cette importante expérience cumulée comme les exemples dans l’automobile et l’aéronautique.

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