1ère édition de la conférence « Made in Africa »

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Onze. C’est le chiffre des pays africains figurant dans le top 30 des producteurs de coton au monde en 2016. L’Afrique comptait pour 4,3 % des exportations mondiales en 2015 et 2,4 MM $ de coton exporté. C’est dans ce contexte que Maroc-Export a organisé, en collaboration avec l’Association Marocaine des Industries de Textile et d’Habillement AMITH, la « 1ère édition de la Conférence Made in Africa » les 30 et 31 Mars à Casablanca.

Organisée sous le thème « Le textile & le coton Made in Africa », cette conférence intervient dans le cadre du renforcement de la coopération entre les membres du réseau OPC d’Afrique, et a pour principal objectif de présenter le positionnement de cette filière dans les économies des principaux pays producteurs de coton.

La Directrice Générale de Maroc Export, Zahra Maafiri a ouvert le débat : «  Notre rencontre s’inscrit dans le cadre de la feuille de route du réseau des organismes de promotion du commerce de l’Afrique. Constitué actuellement de 13 pays membres, il a pour objectif d’engager le débat sur un secteur à fort potentiel sur notre continent mais qui reste faiblement exploité. Ce réseau ambitionne de créer des opportunités de rencontres et de synergies entres les opérateurs africains du secteur, et réfléchir sur le moyen de positionner cette filière aussi bien au niveau intra-africain que sur la chaine de valeur mondiale ».

Le débat s’est poursuivi par l’intervention d’autres panélistes à l’instar de Karim Tazi, Président de l’Association Marocaine des Industries de Textile et d’Habillement AMITH,
qui ont partagé leurs expériences et relevé les défis dont pâti le secteur du coton en Afrique. Un secteur non subventionné par l’Etat et qui souffre, entre autres, d’un problème de financement, de la concurrence déloyale des pays asiatiques et d’une fiscalité lourde.

Enfin la conférence s’est achevée sur des recommandations d’amélioration pour cette filière. Il s’agit notamment, d’envisager des partenariats public privés solides, renforcer les compétences et ressources humaines dans l’industrie du textile, lever des fonds locaux et internationaux, renforcer les actions promotionnelles, protéger la valeur ajoutée socio-économique du marché, enfin créer une fluidifier des échanges à travers des accords de libre échange entre les pays africains.

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