Zakaria Jaiathe lance “Xibit”, une des premières plate-formes à utiliser des lunettes Magic Leap dans le monde

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Xibit Zakaria Jaiathe

PORTRAIT – Fort de son expérience chez le géant de l’informatique SAP, Zakaria Jaiathe, un jeune ingénieur informaticien marocain établi en Allemagne, vient de lancer un projet pionnier d’organisation d’expositions d’art 3D digital en utilisant les dernières technologies de la réalité mixte.

Âgé seulement de 27 ans, le jeune ingénieur a lancé “Xibit”, projet pionnier et l’une des premières entreprises du monde à utiliser la technologie de la réalité mixte pour créer une galerie d’art en réalité mixte. Son entreprise s’est distingué dernièrement en remportant le prix de la nouvelle entreprise la plus innovante de la semaine en Allemagne.

“Nous proposons l’art numérique 3D en utilisant la dernière technologie de la réalité mixte, qui est un nouveau concurrent de la réalité virtuelle”, a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la MAP, notant qu’il s’agit d’un projet unique, non seulement par la technologie poussée qu’il utilise ou le design, mais aussi par sa portée sociale et culturelle.

Selon lui, ce projet va permettre à la nouvelle génération, ou la génération née sous l’ère numérique, de grandir avec un nouveau type d’art, ce qui va absolument influencer leur créativité.

 La nouvelle innovation des systèmes de la réalité mixte

Xibit est l’une des premières entreprises dans le monde à utiliser les lunettes Magic Leap, la nouvelle innovation des systèmes de la réalité mixte, commercialisée uniquement aux États-Unis, relève-t-il.

Son entreprise est une plate-forme de la réalité mixte pour l’art digital 3D qui utilise ces lunettes, permettant aux utilisateurs de voir le monde réel mais aussi des objets digitales.

Ces lunettes dernier cri utilisent des technologies puissantes comme le suivi de l’œil et la cartographie du monde réel permettant de superposer le monde réel et un autre monde artistique digital.

Cette nouvelle technologie permet non seulement d’exhiber l’art digital mais aussi d’interagir avec lui, une technologie connue dans le monde du design logiciel sous le nom de l’interaction entre la machine et l’homme (HCI en anglais).

Zakaria Jaiathe relève le défi et réalise son rêve

Après un baccalauréat en mathématiques dans une école publique, ce natif de la ville de Safi se rend à Marrakech pour des classes préparatoires en mathématiques, qui l’ui ont permis d’accéder à une école d’ingénieurs à Grenoble, en France, spécialité informatique et mathématiques pendant 3 ans avant de s’envoler vers l’Allemagne pour le projet de fin d’études au sein du géant européen “SAP”, l’une des plus grandes entreprises européennes de développement de logiciels, où il a reçu une offre de travail dans son siège à Berlin.

Il s’agit, selon lui, d’un parcours parsemé de défis notamment d’ordre matériel surtout pour un jeune étudiant issus d’une famille à revenus limités, notant que sa mère a dû souscrire à un prêt bancaire pour payer ses études en France.

Dans l’Exagone, Zakaria Jaiathe a reçu des offres de travail dans de grandes entreprises pour des salaires alléchants, mais ses rêves n’avaient pas de limites, relève-t-il, notant qu’il cherchait à s’épanouire dans des pays beaucoup plus développés tels que les États-Unis, le Japon ou l’Allemagne.

“J’ai commencé ma vie professionnelle chez SAP, où j’ai passé 5 ans en tant qu’ingénieur en informatique responsable de plusieurs projets au sein de ce géant Européen, qui emploie plus de 95. 000 personnes. En 2018, j’ai rejoint l’équipe technique la plus stratégique de l’entreprise au sein de son centre d’innovation. Pendant un an, je travaillais sur des missions stratégiques et sur les nouvelles technologies. J’y était l’unique marocain”, explique-t-il.

Travailler pour SAP a constitué une étape importante de la carrière professionnelle du jeune ingénieur marocain, lui permettant de s’adapter à la rigueur et à la discipline des entreprises allemandes et de se familiariser avec la culture germanique dans ses volets liés au pragmatisme.

Cependant, comme les ambitions du jeune ingénieur marocain n’avaient pas de limites, il a dû renoncer à un très bon salaire et à son statut au sein de cette grande entreprise pour se lancer dans un nouveau projet en créant son entreprise Xibit.

“Après cette riche expérience, j’ai décidé de quitter mon poste pour amorcer une nouvelle étape et me lancer dans une nouvelle aventure, celle de l’entrepreneuriat”, ajoute-t-il.

Il s’agit d’après lui d’une initiative pionnière qui tend à mettre l’art à la portée de tout le monde, partout dans le monde.

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